Nouvelle Lune en Lion avec éclipse totale de Soleil, mercredi 12 août 2026
Mercredi 12 août 2026 à 19h36, Nouvelle Lune 20°02 Lion, avec éclipse totale de Soleil
Il y a des dates qui portent en elles une intensité particulière, comme si le ciel choisissait de tout condenser en une seule journée. Le 12 août 2026 est de celles-là. Une Nouvelle Lune, une éclipse totale de Soleil, un alignement de six planètes au petit matin, et un degré, 20°02, qui semble se regarder lui-même dans un miroir.
Traversons cette journée signe par signe, aspect par aspect, pour comprendre ses messages.
Une journée où tout s’aligne
Trois éléments se superposent ce jour-là, et leur simultanéité mérite qu’on s’y arrête.
20°02 : le miroir au cœur de l’éclipse
Le degré exact de cette Nouvelle Lune, 20°02, est un palindrome, un nombre qui se lit de manière identique dans les deux sens. Mais au-delà de la forme, c’est sa matière qui parle : ce degré est entièrement construit autour du chiffre 2, présent deux fois, en écho avec lui-même.
En numérologie, le 2 est le chiffre de la relation. Là où le 1 pose l’unité, le nouveau départ, le 2 fait entrer l’autre dans le champ, le face-à-face, le choix entre deux directions, la nécessité de composer avec ce qui n’est pas soi. C’est le chiffre du miroir justement, celui qui ne renvoie une image que parce qu’il y a une distance entre celui qui regarde et ce qui est regardé.
Porté par le Lion, signe de l’identité et du rayonnement individuel, ce 2 vient nuancer le récit, et il trouve un écho très concret dans le ciel de cette Nouvelle Lune : le Lion a son propre miroir sur la roue du zodiaque, le Verseau, qui lui fait face à l’exact opposé.
Le Lion crée depuis son cœur et cherche à être reconnu dans sa singularité, tandis que le Verseau, signe d’air fixe gouverné par Uranus, se détache de l’identité personnelle pour se relier à un groupe, une conscience collective, une vision plus large que soi.
Le feu du Lion pourrait se suffire à lui-même, se regarder briller. Le 2, comme le Verseau, rappelle qu’aucune lumière ne se vérifie seule, qu’elle a besoin d’un regard, d’une relation, d’un vis-à-vis pour se reconnaître vraie.
Et les nœuds lunaires dessinent précisément cet axe Lion-Verseau. Le Nœud Sud en Lion, ce à quoi il s’agit de renoncer, n’est pas le Lion en tant que tel, mais sa version la plus figée : le besoin d’être vu pour exister, la lumière qui cherche sa validation à l’extérieur.
Le Nœud Nord en Verseau demande d’apprendre à exister sans avoir besoin de briller seul, à faire circuler sa singularité au service d’un ensemble plus vaste, à trouver sa place dans la constellation plutôt que dans le projecteur.
Ce 2 évoque un face-à-face avec soi, une invitation à choisir consciemment entre deux chemins plutôt qu’à avancer par habitude. Le mouvement de cette Nouvelle Lune se retourne pour mieux avancer, mais il ne se retourne pas seul : il se retourne face à un miroir, celui que le Verseau lui tend.
Quand la lumière s’efface pour mieux révéler
Le 12 août 2026 sera la première éclipse solaire totale visible depuis l’Europe depuis 1999. La bande de totalité, celle où la Lune recouvre entièrement le disque solaire, traversera le Groenland, l’Islande puis le nord de l’Espagne avant de s’achever au coucher du soleil sur les Baléares.
La France métropolitaine ne se trouve pas dans cette bande, mais elle vivra une éclipse partielle d’une ampleur exceptionnelle, jusqu’à 99 % du disque solaire occulté dans le Sud-Ouest.
Le phénomène débutera aux alentours de 19h20 pour atteindre son maximum vers 20h20, et entre les deux, la Nouvelle Lune a lieu à 19h36. Un ciel qui s’assombrit en plein été, une lumière crépusculaire inhabituelle : voilà ce que traversera le corps collectif ce soir-là.
Pour observer le phénomène en toute sécurité, des lunettes certifiées ISO 12312-2 sont indispensables. Il ne faut jamais observer une éclipse à l’œil nu.
Cette éclipse ouvre par ailleurs une saison d’éclipses, une période de quelques semaines où le ciel accélère et où les portes s’ouvrent ou se referment plus vite qu’à l’accoutumée. La seconde éclipse de ce cycle sera lunaire, lors de la Pleine Lune en Poissons du 28 août.
Six planètes à l’horizon : le ciel devient tangible
Avant le lever du Soleil, six planètes seront visibles dans le ciel : Jupiter, Mercure, Mars, Uranus, Saturne et Neptune.
L’ordre d’apparition suit un mouvement progressif. Saturne et Neptune se lèvent en premier, suivies plus tard par Uranus et Mars. C’est seulement dans les derniers instants avant l’aube, tout près de l’horizon, que Mercure et Jupiter viennent compléter la ligne, dans les premières lueurs du jour.
Mars et Saturne seront les plus faciles à repérer à l’œil nu. Mercure et Jupiter resteront très bas et difficiles à distinguer dans la clarté montante, tandis qu’Uranus et Neptune demanderont des jumelles ou un télescope pour être visibles.
Ce qui rend ce moment particulièrement parlant, c’est que ces six planètes sont également les actrices du ciel de cette Nouvelle Lune. Mars, Saturne, Neptune et Uranus sont précisément celles qui tissent les tensions et les soutiens décrits dans cet article, le T carré cardinal, le trigone stabilisateur, la toile de fond transpersonnelle.
Les voir se déployer dans le ciel physique, visibles ou presque invisibles selon leur nature, donne une forme presque tangible à ce qui se joue avec cette Nouvelle Lune éclipse : un mouvement collectif qui traverse plusieurs strates à la fois, du plus proche et du plus concret, Mars et Saturne, au plus subtil et au plus lointain, Neptune et Uranus, visible seulement à qui prend le temps de chercher au-delà de l’évidence.
Une Nouvelle Lune en Lion, mais pas comme les autres
Une Nouvelle Lune naît lorsque le Soleil et la Lune se retrouvent exactement au même degré du zodiaque, invisibles l’un dans l’autre, le temps d’une conversation secrète.
C’est le point zéro d’un cycle lunaire de vingt-neuf jours, celui où l’intention se plante avant que la lumière ne revienne progressivement jusqu’à la Pleine Lune. Chaque Nouvelle Lune ouvre un espace, une page blanche colorée par le signe qui l’accueille. Cette fois, c’est le Lion qui reçoit la semence.
Une Nouvelle Lune ordinaire invite à semer une intention. Une Nouvelle Lune éclipse est plus radicale : elle demande un réalignement, souvent symbolisé par un comportement automatique, un vieux dossier, une relation, quelque chose que l’on portait depuis longtemps et qui ne trouve plus sa place.
Ce n’est pas un hasard de calendrier. Une éclipse solaire se produit uniquement lorsque la Nouvelle Lune se forme à proximité des nœuds lunaires, cet axe invisible que dessine la rencontre entre la trajectoire de la Lune et celle du Soleil.
Les nœuds lunaires fonctionnent comme un axe de destin. Le Nœud Sud représente ce qui est familier, ce qui a été construit, parfois ce qui enferme, un schéma que l’on connaît par cœur mais qui a fini son rôle.
Le Nœud Nord représente la direction d’expansion, ce qui demande un effort conscient, une compétence encore neuve, un terrain moins confortable mais plus vivant.
L’éclipse accélère donc le mouvement d’un point vers l’autre. C’est tout le sujet de cette journée : abandonner un schéma répétitif pour se rapprocher de ce que l’on est en train de devenir.
Ici, le Nœud Sud vient tout juste d’entrer en Lion, conjoint au Soleil et à la Lune, tandis que le Nœud Nord se trouve en Verseau.
L’effet de l’éclipse peut être immédiat pour certains, plus lent et souterrain pour d’autres, selon l’endroit exact où chacun se trouve dans sa propre traversée. Mais la direction, elle, est la même pour tous : quelque chose du Lion doit être lâché pour que le Verseau puisse s’ouvrir.
C’est-à-dire une conscience moins centrée sur l’image que l’on donne de soi, plus reliée au collectif, à un cercle, une cause ou une communauté qui dépasse l’individu.
Le Verseau ouvre l’espace de la liberté choisie, de l’innovation, d’une fraternité qui n’a plus besoin d’être méritée par la performance ou la reconnaissance, seulement vécue dans l’authenticité du lien.
Le Lion : rayonner depuis le cœur
Le Lion est un signe de feu fixe, gouverné par le Soleil, de polarité masculine ou yang, ce qui signifie une énergie qui rayonne vers l’extérieur, qui s’exprime, qui prend de la place dans le mouvement plutôt que de l’accueillir en intériorité. Là où le Cancer qui le précède apprend à ressentir et à protéger, le Lion apprend à exister pleinement, à se montrer, à créer, à aimer avec générosité.
C’est le signe du grand cœur, celui qui donne sans compter quand il se sent libre d’être lui-même, et le signe de la créativité pure, cette pulsion de vie qui a besoin de se traduire en quelque chose de tangible, une œuvre, un projet, un geste, une présence.
Le Lion ne crée pas pour prouver. Dans sa forme la plus juste, il crée parce que c’est ainsi que son feu circule et se donne au monde.
C’est aussi le signe de l’identité affirmée, du courage d’être vu tel que l’on est, avec la générosité et la chaleur de celui qui aime profondément et sans retenue.
Sa part d’ombre se love dans l’orgueil, le besoin de reconnaissance, une lumière qui cherche parfois à briller pour être validée plutôt que pour être vraie, un cœur qui se ferme dès qu’il ne se sent plus admiré.
Or, ce 12 août, le Lion est saturé de présence planétaire. Le Soleil, la Lune, le Nœud Sud, Jupiter et Mercure, qui vient tout juste d’y entrer, s’y rassemblent.
La semaine précédant cette Nouvelle Lune, les planètes rapides ont toutes changé de signe, un basculement collectif qui prépare le terrain.
Cette concentration de feu active une énergie puissante, presque brûlante, celle d’une identité qui demande à s’affirmer sans détour, à sa juste fréquence, sans anesthésie ni fausse modestie.
Ce que l’éclipse vient éclairer
Le Soleil et la Lune en Lion sont conjoints à Jupiter, la planète de l’expansion et du sens, et au Nœud Sud, le point de bascule évoqué plus haut.
La conjonction fusionne les énergies planétaires en une seule expression. Cette rencontre grossit tout : l’élan est amplifié, et avec lui la nécessité d’arrêter certains comportements Lion devenus trop familiers pour pouvoir avancer vers le Verseau.
C’est un choix concret : cesser d’agir, de réagir, de se positionner comme avant.
Le Soleil et la Lune sont au trigone de Saturne rétrograde en Bélier. Le trigone est le plus fluide des aspects majeurs, une circulation naturelle entre deux énergies.
Saturne, planète de la structure et de la responsabilité, ici rétrograde, c’est-à-dire en mouvement apparent inversé depuis la Terre, ce qui invite à revisiter intérieurement une leçon plutôt qu’à agir vers l’extérieur, offre un soutien solide à ce que vous avez envie de faire, à la personne que vous avez envie de devenir, à cet élan de renaissance qui cherche à prendre forme.
C’est une traversée organisée.
En aspects mineurs, plus subtils mais bien réels dans le ressenti, le Soleil et la Lune sont au semi-carré de Vénus en Balance et au sesqui-carré de Neptune rétrograde en Bélier. Le semi-carré et le sesqui-carré créent tous deux une friction discrète, un léger frottement plutôt qu’une confrontation nette.
Du côté de Vénus, cela touche la question du lien et de la juste mesure dans la relation. Du côté de Neptune, cela touche le flou, l’illusion possible, le risque de se raconter une histoire plutôt que de voir la réalité en face.
Enfin, cette Nouvelle Lune et le Nœud Sud en Lion sont en opposition au Nœud Nord en Verseau, l’axe même de l’éclipse. L’opposition met deux énergies face à face et demande un point d’équilibre entre elles. Ici, c’est tout simplement l’axe du passage : de l’identité individuelle et brillante du Lion vers la conscience collective et la reliance du Verseau.
Quand la pensée prend feu
Mercure et Jupiter sont conjoints en Lion, la pensée et l’expansion réunies dans une même flamme. Elles sont opposées à Pluton rétrograde en Verseau, planète de la transformation profonde et du pouvoir, ce qui donne à cette période une tension entre l’expression personnelle et une forme de vérité plus radicale, presque impossible à contourner.
Mercure et Jupiter sont au trigone de Neptune rétrograde en Bélier, une circulation fluide entre la pensée et l’intuition.
Concrètement, cela veut dire que les idées durant cette période ne viennent pas seulement de l’analyse ou de la logique, elles arrivent aussi par intuition, par image, par ressenti.
C’est un excellent aspect pour écrire, pour créer, pour formuler une vision qui dépasse le simple raisonnement, à condition de ne pas confondre inspiration et fuite du réel puisque Neptune est ici rétrograde, invitée à un travail intérieur plutôt qu’à une projection immédiate vers l’extérieur.
Mercure et Jupiter sont également au sextile de Vénus en Balance et d’Uranus en Gémeaux. Le sextile ouvre une opportunité qui ne se déclenche pas seule : elle demande un pas actif pour être saisie.
Avec Vénus, cette opportunité touche le lien : une conversation à initier, une collaboration à proposer, une parole qui peut rapprocher plutôt qu’éloigner si elle est posée avec justesse.
Avec Uranus, elle touche l’idée neuve, la sortie d’un cadre de pensée habituel, une intuition originale qu’il vaut la peine de formuler à voix haute plutôt que de garder pour soi.
Cette double activation crée une belle circulation d’air et de feu, l’énergie yang du mouvement, de la pensée qui s’incarne en parole et en lien plutôt que de rester en projet.
Jupiter en Lion est par ailleurs au trigone de Saturne rétrograde en Bélier, ce qui change la nature de cette expansion.
Un Jupiter livré à lui-même peut promettre beaucoup et construire peu. Soutenu par Saturne, l’élan trouve une colonne vertébrale : ce qui se développe cette période a des chances de tenir dans le temps, parce que la croissance s’appuie sur un engagement réel plutôt que sur un simple enthousiasme.
La tension qui pousse à choisir
Voici la configuration la plus exigeante de cette carte du ciel. Un T carré se forme lorsque deux planètes en opposition sont toutes deux au carré d'une troisième planète, qui devient alors le sommet d'un triangle rectangle, un point de tension qui concentre toute l'énergie de la configuration et qui demande une résolution active.
Ici, Mars vient d'entrer en Cancer, où il se trouve en signe de chute. La chute est l'une des dignités planétaires, celle qui indique qu'une planète s'exprime avec difficulté dans un signe donné. Mars, planète de l'action directe et de l'affirmation, se retrouve en Cancer dans une eau émotionnelle qui freine son élan naturel, l'oblige à agir avec plus de sensibilité, parfois avec plus d'hésitation.
Ce Mars est au carré de Vénus en Balance d'un côté, et de Neptune rétrograde en Bélier de l'autre. Le carré est le plus tendu des aspects majeurs, une friction qui pousse à l'action ou à la crise si elle n'est pas consciente. Vénus porte ici le lien, le désir de l'autre, la question de ce que l'on donne et de ce que l'on reçoit dans une relation, la recherche d'harmonie et de juste équilibre. Le carré entre Mars et Vénus crée donc une friction très concrète dans les relations entre l'élan d'agir, de trancher, de poser une limite, et le besoin de préserver la douceur du lien ou de plaire. Cela peut se vivre comme une hésitation à affirmer un désir de peur de déranger l'harmonie relationnelle, ou à l'inverse comme une affirmation trop abrupte qui heurte l'autre sans le vouloir.
Neptune, de son côté, porte l'idéal, l'intuition, le rêve, la dissolution des limites nettes, et parfois l'illusion ou le sacrifice de soi. Le carré entre Mars et Neptune rétrograde brouille l'action : l'énergie peut se perdre dans le flou, dans une fatigue diffuse, dans la difficulté à savoir ce que l'on veut vraiment agir concrètement, ou dans le risque de se battre pour une image idéalisée plutôt que pour une réalité tangible. Et Vénus en Balance est elle-même opposée à Neptune rétrograde en Bélier, ce qui ajoute une tension spécifique entre l'amour tel qu'il se vit concrètement, avec ses compromis et ses limites, Vénus, et l'amour tel qu'on le rêve, sans faille et sans friction, Neptune. C'est une invitation à ne pas confondre l'un avec l'autre, à ne pas idéaliser un lien au point de ne plus voir ce qu'il est réellement. Trois planètes, trois tensions, un même thème cardinal : Cancer, Balance et Bélier appartiennent tous trois au mode cardinal, celui de l'initiative et du commencement.
Un T carré cardinal appelle toujours un point de sortie symbolique dans le quatrième signe cardinal, ici le Capricorne, absent de la configuration mais désigné comme l'espace où trouver une réponse. Le Capricorne incarne la structure, l'engagement dans le temps long, la responsabilité incarnée. C'est là que se trouve l'issue : non pas dans la fuite émotionnelle ni dans l'idéalisation, mais dans un ancrage concret, une décision posée.
Vénus est également opposée à Saturne rétrograde en Bélier, ajoutant à cette tension cardinale une question de fond sur la juste valeur que l'on s'accorde dans le lien, dans les relations.
Une respiration au cœur de la tension
Heureusement, Vénus en Balance trouve aussi un espace de fluidité, un contrepoint bienvenu à la tension cardinale décrite plus haut.
Elle est au trigone d’Uranus en Gémeaux, ce qui autorise le lien à se réinventer sans drame : une relation peut évoluer, un cadre relationnel peut se moderniser, une conversation peut faire bouger une position qui semblait figée, tout cela avec légèreté plutôt qu’avec crise.
Le carré à Neptune ou l’opposition à Saturne peuvent brouiller ou peser, mais ce trigone à Uranus offre une soupape : le droit de changer d’avis, de sortir d’un rôle relationnel trop connu, sans que cela ne soit vécu comme une rupture.
De l’autre côté, Vénus est au trigone de Pluton rétrograde en Verseau, ce qui donne à cette même fluidité une profondeur supplémentaire.
Ici, ce n’est plus la légèreté du changement qui parle, mais la capacité à voir clair dans un lien, à nommer ce qui est vrai dans une relation sans détour ni faux-semblant.
Pluton, même rétrograde, ne laisse rien à la surface : ce trigone rend possible une lucidité relationnelle rare, celle qui permet de transformer un lien en profondeur plutôt que de le maintenir par habitude.
Ensemble, ces deux trigones dessinent une respiration réelle au milieu de la tension cardinale, à condition de la chercher du côté de la parole vraie et du lien choisi en conscience, plutôt que du côté du confort.
Le grand mouvement derrière l’éclipse
Depuis plusieurs mois, une harmonie discrète mais puissante travaille en profondeur entre les planètes dites transpersonnelles, celles qui se déplacent lentement et qui façonnent le mouvement des générations plus que celui d’un seul individu.
Elles se ressentent comme une atmosphère de fond, un climat qui influence la direction collective sur plusieurs années.
Uranus en Gémeaux est au trigone de Pluton rétrograde en Verseau.
Uranus incarne la rupture, l’innovation, l’idée qui bouscule un cadre établi. Pluton déclenche la transformation en profondeur, ce qui détruit une structure ancienne pour permettre à autre chose d’émerger.
Quand ces deux-là sont en harmonie, la mutation ne passe pas par un effondrement brutal mais par une évolution consciente : les structures collectives, les systèmes de pensée, les modes d’organisation peuvent se réinventer sans avoir besoin d’une crise majeure pour y parvenir.
C’est un climat propice à l’innovation qui dure, à l’idée neuve qui trouve sa place dans le réel plutôt que de rester à l’état de rupture stérile.
Neptune rétrograde en Bélier vient ajouter une couche à ce tableau céleste, en sextile de Pluton d’un côté et d’Uranus de l’autre.
Neptune apporte l’inspiration, l’intuition, le sens du sacré et parfois la dissolution de ce qui n’a plus de raison d’être.
Sa présence dans cette configuration signifie que la transformation collective ne se fait pas seulement dans la structure ou dans l’idée, elle se fait aussi dans la conscience, dans une forme d’éveil qui touche au sens plus qu’à la seule efficacité.
Cette configuration a connu son point culminant aux alentours du 20 juillet, et son influence continue de porter le mouvement collectif : un terreau qui rend plus accessible la transformation lucide, l’émergence d’une vision plus large que soi.
Pour cette Nouvelle Lune éclipse, cette configuration rend le passage du Lion vers le Verseau plus facile à traverser parce que le climat collectif, en ce moment, va déjà dans cette direction.
Ce qui nous aide à changer de direction
Puisque la direction de cette éclipse est un mouvement vers le Nœud Nord en Verseau, il est précieux de repérer ce qui soutient ce déplacement.
Mars en Cancer est au trigone du Nœud Nord, ce qui signifie que l’énergie d’action trouve malgré tout un chemin fluide pour avancer vers le Verseau.
Concrètement, cela peut se traduire par une envie d’agir non plus pour soi seul mais pour un groupe, un cercle, une cause, une capacité à se mobiliser avec plus de sensibilité qu’à l’habitude, sans perdre en efficacité.
Vénus en Balance est au biquintile du Nœud Nord, un aspect mineur lié à la créativité et à un talent singulier. Il indique qu’un don relationnel ou artistique, quelque chose que l’on sait faire avec grâce, peut devenir la porte d’entrée concrète vers ce nouveau territoire, presque sans effort, comme un raccourci que le ciel offre à qui sait le reconnaître.
Chiron en Taureau, astéroïde symbolique de la blessure et de sa guérison possible, est au sextile du Nœud Nord, une opportunité bien réelle : une ancienne blessure liée à la sécurité, à la valeur de soi ou au corps peut, si elle est traversée avec conscience, devenir précisément la ressource qui permet d’avancer vers plus de reliance collective plutôt que de rester un frein.
Mais la vigilance reste de mise.
Saturne en Bélier, l’organisateur du ciel en ce moment, est au semi-carré du Nœud Nord, un frottement discret, plus insidieux qu’un carré franc parce qu’il ne se voit pas toujours venir.
Il rappelle que ce chemin vers le Verseau ne se gagne pas par un élan impulsif ou un coup de tête. Il demande un engagement construit dans la durée, une structure à poser, parfois une forme de patience face à un résultat qui ne se donne pas tout de suite.
Aller trop vite ici, vouloir forcer le passage, risque de créer plus de résistance que d’avancée.
Quant au Nœud Sud en Lion, il est au trigone de Chiron en Taureau et au sextile de Mars en Cancer, deux aspects fluides qui changent la texture de cet arrêt. Le trigone à Chiron indique que ce comportement à laisser derrière soi est souvent lié à une blessure ancienne, une façon de compenser un manque de sécurité ou de valeur en cherchant à briller ou à être vu. Le sextile à Mars, lui, offre une opportunité d’agir concrètement dans ce sens, un geste, une décision, un mot posé qui acte le changement plutôt que de le laisser en pensée.
Cette évolution peut se faire avec douceur et soin, comme on referme délicatement une page plutôt que de la déchirer, à condition de poser l’acte concret que le sextile à Mars rend possible.
Ce que l’éclipse nous demande de lâcher
Un feu puissant s’allume en Lion, porté par le Soleil, la Lune, Jupiter, Mercure et le Nœud Sud.
Ce feu demande à être vécu pleinement, dans ce qu’il a de plus juste : le cœur grand ouvert, la créativité que l’on ose montrer, l’identité affirmée sans avoir besoin d’être validée de l’extérieur.
Mais il porte aussi la mémoire d’un comportement à cesser, celui qui cherchait la lumière du regard extérieur plutôt que la vérité intérieure, souvent enraciné dans une blessure ancienne liée à la sécurité ou à la valeur de soi, comme le suggère le lien entre le Nœud Sud et Chiron.
Ce n’est pas un lâcher-prise passif, c’est un choix actif, un geste posé, soutenu par le sextile de Mars qui rend ce changement possible dans le concret plutôt que dans la seule intention.
La tension cardinale entre Mars, Vénus et Neptune rappelle que ce passage ne se fera pas sans un minimum de friction, et que l’issue se trouve dans l’ancrage plutôt que dans l’agitation ou le flou.
Le soutien du Nœud Nord, lui, indique que le mouvement vers plus de conscience collective, plus de reliance au Verseau, est déjà en marche, porté depuis des mois par une transformation de fond entre Uranus, Pluton et Neptune.
Et ce mouvement vers le Verseau, rappelé par le chiffre 2, ne se fait jamais seul : il se fait toujours face à un miroir, dans le regard d’un autre, d’un cercle, d’une cause qui dépasse l’individu.
Une Nouvelle Lune ordinaire invite à poser une intention pour le cycle lunaire qui vient, environ vingt-neuf jours.
Une Nouvelle Lune éclipse change l’échelle du temps.
Parce qu’elle touche l’axe des nœuds lunaires, ses effets ne se referment pas avec la prochaine Pleine Lune, ils se déploient sur plusieurs mois, jusqu’à ce que le cycle d’éclipses suivant vienne à son tour réactiver cet axe Lion-Verseau.
Ce qui se pose consciemment ce 12 août n’est donc pas un vœu ponctuel mais une orientation à tenir dans la durée, une intention à semer en sachant qu’elle continuera de travailler en profondeur pendant les six mois à venir, au-delà de ce que l’on peut percevoir dans l’instant.
Quelques questions pour traverser l’éclipse
Où mon cœur a-t-il besoin de s’ouvrir plus grand, même si cela demande du courage ?
Quelle blessure ou quelle peur suis-je prêt à regarder en face, avec bravoure, plutôt qu’à la fuir ou la déguiser en lumière ?
Avec qui ai-je envie de co-créer, de faire circuler mon énergie et ma vérité, plutôt que de rayonner seul ?
Quelles relations me portent vraiment vers ce que je deviens, et lesquelles ai-je besoin de réajuster pour avancer en confiance ?
Le mantra de l’éclipse
“Je brûle mes anciens schémas, j’ouvre mon cœur en grand, et je rayonne avec ceux que j’aime.”
Si vous sentez que cette éclipse touche quelque chose en vous, le Moon Flow, une note vocale personnalisée où je lis vos énergies astrales à partir de votre thème natal, est pour vous. Un espace pour comprendre ce que ce passage vient précisément activer chez vous.
Et si cet article résonne, partagez-le autour de vous.
With Love & Care,
Patricia