Nouvelle Lune en Capricorne du 18 janvier 2026
à 20h51 — 29° du Capricorne
Une Nouvelle Lune marque toujours un commencement, un cycle court, d’environ vingt-neuf jours, mais dont la résonance peut s’étirer bien au-delà, parfois sur plusieurs mois. L’astrologie est une “science” du temps : une succession de cycles qui s’ouvrent, se ferment, se répondent.
Avant toute analyse, j’aime m’arrêter devant la géométrie d’une carte du ciel et la contempler. Car certaines cartes parlent avant même qu’on les interprète. Celle-ci est dense, chargée, presque saturée de messages. Les aspects sont nombreux, les planètes se répondent, se soutiennent, se défient parfois. Ce ciel est profondément actif.
Un élément frappe immédiatement : de nombreuses planètes se tiennent dans les derniers degrés des signes. Nous sommes dans une dynamique de clôture, d’aboutissement, de bilan karmique. Et cette Nouvelle Lune se forme à 29° du Capricorne, degré ultime, degré de responsabilité totale.
Rien ici n’est anodin.
Le Capricorne : maturité, responsabilité, choix irréversibles
Tout le mois de janvier 2026 est marqué par une concentration planétaire en Capricorne. Ce signe, souvent qualifié d’austère, parle avant tout de construction consciente. Il n’agit pas dans l’urgence, ni dans la séduction, mais dans la durée. Le Capricorne est gouverné par Saturne, planète du temps long, de l’effort juste, de la structure intérieure. Ce qu’il initie n’est pas spectaculaire mais solide.
Cette première Nouvelle Lune de l’année donne un message clair : 2026 ne se construira ni dans la plainte, ni dans l’attente, ni dans la posture de survie. Elle demande une posture adulte : assumer ses choix, ses renoncements et ce que l’on veut vraiment bâtir.
Un stellium en Capricorne : penser, agir, décider dans le même axe
Le 18 janvier, la Lune et le Soleil sont conjoints à Mars et Mercure en Capricorne. Nous avons là un stellium puissant, extrêmement structurant.
Mercure en Capricorne parle peu, mais parle juste.
Il demande des mots clairs, responsables, engagés.Mars en Capricorne agit avec stratégie, endurance et ambition maîtrisée.
Il ne disperse pas son énergie.Le Soleil et la Lune unis dans ce signe posent une intention qui engage autant la conscience que l’émotionnel.
Ce ciel interroge directement :
Qu’es-tu prêt·e à construire, concrètement, maintenant ?
Pas demain, pas quand ce sera plus simple.
Maintenant.
La grande opposition avec Jupiter rétrograde en Cancer : ne pas sacrifier le vivant
La grande tension de ce ciel vient de Jupiter rétrograde en Cancer, en opposition au stellium en Capricorne. Jupiter rétrograde n’amplifie pas, il réinterroge.
Il rappelle que toute ambition, aussi légitime soit-elle, doit intégrer :
la dimension émotionnelle,
la famille,
la sécurité intérieure,
la mémoire affective.
Cette opposition met en lumière un équilibre délicat : construire sans se couper du sensible et avancer sans trahir ses besoins profonds.
La Lune, en chute en Capricorne, trouve ici un appui précieux : Jupiter en Cancer lui rappelle que le monde ne se bâtit pas sans cœur, ni sans une certaine poésie.
Une blessure de légitimité encore active
Autre point majeur de ce ciel : Chiron en Bélier forme un carré à Jupiter rétrograde en Cancer, mais aussi au stellium Mars, Mercure, Soleil et Lune en Capricorne. Cette tension est d’autant plus significative qu’elle s’inscrit dans une Nouvelle Lune en Capricorne, signe de la responsabilité, de l’engagement et de la construction dans le temps. Au moment précis où un nouveau cycle s’ouvre, la question de la légitimité ne peut plus être contournée.
Chiron en Bélier met en lumière une blessure liée au droit d’exister pleinement, d’initier, de prendre sa place sans attendre validation extérieure. Le carré à Jupiter rétrograde en Cancer réactive des mémoires émotionnelles et familiales où l’expansion personnelle a pu être freinée par la loyauté, la culpabilité ou le besoin de protection. Le carré au stellium en Capricorne rend cette blessure immédiatement opérante : elle se manifeste dans la manière de poser une intention, de s’engager, de prendre des responsabilités et d’assumer une direction claire.
Dans ce contexte, la Nouvelle Lune ne demande pas de réparer par l’effort ou la performance. Elle invite à un choix intérieur fondamental : ne plus construire depuis le doute, mais depuis une autorisation profonde.
Il ne s’agit plus de prouver sa valeur. Il s’agit de s’autoriser à être légitime, dès l’origine.
Une concentration planétaire en dialogue : la force du collectif céleste
Ce qui frappe dans cette Nouvelle Lune du 18 janvier 2026, ce n’est pas la domination d’une planète, mais la qualité exceptionnelle du dialogue entre presque toutes les sphères du ciel. Nous sommes face à une concentration planétaire rare, non pas compacte dans un seul signe, mais répartie de manière harmonieuse entre quatre signes : le Capricorne, le Verseau, les Poissons et le Taureau.
À noter un élément fondamental : les trois signes de l’hiver sont activés simultanément, Capricorne, Verseau et Poissons, soutenus par le Taureau, autre signe de terre, garant de l’ancrage.
Ce ciel ne cherche ni la rupture ni l’accélération brutale. Il parle de maturation, d’intégration, de cohérence intérieure.
Le Capricorne : poser l’ossature
Le stellium Soleil, Lune, Mercure et Mars en Capricorne agit comme l’ossature de cette lunaison. Il donne la structure, la direction, la capacité à décider et à agir.
Ici, la pensée (Mercure), l’action (Mars), la conscience (Soleil) et le monde émotionnel (Lune) avancent dans le même sens. C’est un alignement intérieur puissant, rare, qui permet de faire coïncider ce que l’on pense, ce que l’on ressent et ce que l’on fait.
Le Capricorne demande du sérieux, de la responsabilité, mais surtout une forme de fidélité à soi-même dans le temps.
Le Verseau : ouvrir l’espace sans rompre
Vénus vient tout juste d’entrer en Verseau et se rapproche de Pluton. Cette conjonction, en toile de fond de la Nouvelle Lune, est fondamentale. Elle parle d’une transformation profonde des valeurs et du désir, d’un besoin accru de liberté émotionnelle et de relations plus vraies, plus conscientes, moins conditionnées. Ce qui repose sur la dépendance, la peur ou l’attachement ancien ne peut plus accompagner les constructions à venir.
Le duo Vénus–Pluton en Verseau n’appelle pas à une rupture brutale, mais à une évolution lucide. Il ne s’agit pas de tout déconstruire, mais de faire évoluer ce qui doit l’être : les valeurs, les liens, les alliances, les désirs profonds.
En dialogue harmonieux avec le stellium en Capricorne, le Verseau permet d’actualiser la structure sans la figer. On modernise, on ajuste, on libère ce qui entrave — sans brûler les fondations.
Le Capricorne exige des bases saines et Pluton exige la vérité.
Les Poissons : donner du sens à la structure
Saturne et Neptune en Poissons, dans leurs dernières semaines dans ce signe, jouent un rôle essentiel dans cette trame.
Ils apportent :
la sensibilité,
l’intuition,
la dimension spirituelle et symbolique,
tout en étant étonnamment bien reliés aux dynamiques de construction.
Leurs sextiles au stellium en Capricorne et au duo Vénus–Pluton en Verseau permettent une chose précieuse : donner du sens à ce qui se construit. Ce n’est pas une ambition vide, ni une structure froide. C’est une construction habitée, inspirée, alignée avec une vision plus vaste.
Le Taureau : l’ancrage discret
Uranus rétrograde en Taureau joue un rôle de stabilisateur évolutif. Il soutient l’ensemble par des aspects harmoniques, rappelant que toute transformation durable doit s’inscrire dans le réel : le corps, la matière, les ressources, la sécurité.
Le changement ici n’est ni brutal ni chaotique. Il est progressif, intégré, presque organique.
Une lunaison d’hiver, une maturation profonde
L’activation simultanée des trois signes d’hiver donne à cette Nouvelle Lune une tonalité très particulière. L’hiver n’est pas une saison d’expansion visible, mais de gestation.
Ce ciel parle de :
consolidation intérieure,
réalignement profond,
choix silencieux mais décisifs.
Ce qui est semé ici ne cherche pas l’immédiateté. Il cherche la justesse.
Cette Nouvelle Lune n’est pas spectaculaire. Elle est cohérente. Elle offre un climat astrologique où :
la structure (Capricorne),
la liberté (Verseau),
le sens (Poissons),
et l’ancrage (Taureau)
dialoguent sans dissonance.
Un moment précieux pour poser des intentions qui ne seront pas seulement pensées, mais réellement incarnées dans le temps.
Poser des intentions : une boussole pour le cycle
Cette Nouvelle Lune ne demandent pas d’objectifs rigides ni de promesses excessives. Elle invite à donner une direction.
Dans un ciel aussi cohérent que celui-ci, poser une intention revient à orienter une boussole intérieure. Non pas pour contrôler le chemin, mais pour savoir dans quel sens marcher lorsque des choix se présenteront. Cette Nouvelle Lune en Capricorne, première de l’année 2026, est particulièrement importante. Elle ouvre un cycle fondateur, un socle sur lequel les mois à venir pourront s’appuyer.
Les intentions posées ici gagnent à être :
simples,
concrètes,
reliées au réel,
et alignées avec ce que l’on est prêt à assumer dans la durée.
Pas ce que l’on voudrait devenir. Mais ce que l’on est prêt à incarner, pas à pas.
Dans un ciel où la structure, la liberté, le sens et l’ancrage dialoguent harmonieusement, l’intention devient un fil conducteur, discret mais fiable, au cœur d’un cycle qui demande maturité, cohérence et fidélité à soi.
Cette Nouvelle Lune n’est pas douce. Elle est juste. Elle invite à fermer un chapitre avec lucidité, pour en ouvrir un autre avec maturité. À choisir ce qui mérite d’être bâti, et à laisser tomber ce qui ne repose sur aucune fondation réelle.
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